Quand les paroles ne suffisent pas : les utaite rappers

Premier article sur WordPress ! Je m’excuse du changement très soudain de plateforme, mais over-blog me posait pas mal de soucis au niveau de la mise à jour du design, et je trouve la plateforme un peu vieillie. Pour ceux qui arrivent: ne vous en faites pas, les autres articles ont déménagé également et sont conservés dans leur « état d’origine »!

Bon, si le dernier article a mis du temps à arriver, alors celui-là mieux vaut ne même pas en parler. Damn, presque un an. J’ai totalement honte et je crois que les excuses ne suffisent pas.
Mais voilà, le bac c’est fini, Japan Expo 2014 également j’entame mes vacances pour de vrai ! (dit-elle à la fin du mois de juillet, huh)

En parlant de Japan Expo, si vous y étiez j’espère que vous avez pu assister au(x) show(s) de PCF/RAB/DJ CAESAR les jeudi et dimanche. Les 2 groupes d’odorite parmi les plus connus qui se déplacent en France, ce n’est pas rien ! Les shows étaient géniaux, et l’interaction avec eux plus facile que prévu – malgré leur engrish assez mauvais et leur français inexistant :p


 

Donc ! Parlons aujourd’hui d’une catégorie d’utaite toute aussi importante que celle des ryouseirui. Il s’agit des rappers, nico rappers ou encore utaite rappers, pas de dénomination officielle pour ceux-là, mais la désignation parle d’elle-même. Je les désignerai ici par « utaite rappers ».

HZ

Hashiyan et Zebra – illustration de souma pour leur cover & rap arrange de Matryoshka (Hachi-P)

Tout d’abord, une petite classification s’impose – on distingue en effet deux « catégories » principales pour les covers avec du rap :

Certains utaite préfèrent sortir des « sentiers battus » proposés par les paroles originales des chansons, et reprennent donc l’off vocal sans se soucier des lyrics : c’est eux qui vont écrire les leurs ! Bien souvent même les parties qui sont instrumentales à l’origine se voient gratifiées de paroles nouvelles, pas de place pour faire attention à la mélodie qui ne sert que de support – voire d’harmonie !

Exemple ici : Invincible Hero, chanson originale (ici) de fujiphone est reprise intégralement par Rap-bit,ytr et NOIZE – qui sont soit dit en passant parmi les pionniers des utaite rappers, surtout le premier des trois, étant actif depuis 2007.

Tout cela se fait évidemment de manière à rester dans le thème original de la chanson… Sauf en cas de parodies ! Car oui, tourner en dérision une chanson à thème sombre en remplaçant les paroles par du rap parlant de gâteaux et de poneys, c’est possible… Et la communauté japonaise en est très friande (sans jeux de mots avec le « gâteaux »).

Dans cette lignée, ytr a d’ailleurs de son côté fait une cover entièrement rap de Iiaru Fanclub (originale (ici) par Mikito-P) en rajoutant en plus des extraits de dialogues (dont la provenance m’est inconnue bien que j’aie mené des recherches) qui n’ont absolument rien à voir.

 

Tightson.full.636852Taitson/Tightson, l’un des premiers utaite rappers à avoir percé du côté professionnel.
Populaire sur Nico Nico Douga, il fait partie de ceux qui mélangent rap et cover classique, j’en parle juste en dessous !
Illustration par chiya, en honneur à sa célèbre cover de Rolling Girl (wowaka)

 

Existent également – et c’est plus répandu – les utaite rappers qui font une « cover » classique comme je viens tout juste de l’évoquer, avec les paroles originales, mais entrecoupée de passages « freestyle » (aucun commentaire à propos d’un certain anime parlant de nageurs). Ici, ils rappent uniquement sur les parties instrumentales. Cela permet à coup sûr de n’avoir aucun temps mort et ce sur toute la chanson ! Le style de l’utaite en questrion s’affirme alors bien souvent dans le début de la chanson, histoire d’annoncer la couleur.

D’un autre côté, quoi que quelque peu mal placé dans cet article, d’autres préfèrent quant à eux faire plus léger en ne rajoutant que ce que l’on appelle des adlibs, soit des petits ajouts (courtes parties de rap, choeurs, paroles d’une autre chanson…) qui se font également souvent sur les parties qui ne sont pas chantées à l’origine, ou bien – plus original – en « background » par derrière les paroles classiques.

On a également droit dans ce dernier cas de figure à tout ce qui est adlibs et rap parodique, un phénomène très répandu dans la communauté japonaise et totalement visible chez le fameux Yoppei, le vétéran du genre…
Il est par ailleurs qualifié de « Original Version Breaker » et chantant « comme un ange – drogué »

Pour vous faire une idée du personnage, voici sa cover de Meltdown (iroha/sasaki).
J’en profite pour glisser qu’il fait partie de mon top 3 d’utaite préférés.

… Difficile de ne pas citer ici aussi Gurutamin (Glutamine) qui n’est aujourd’hui plus à présenter, entre ses associations, albums et notoriété tant sur NND que dans la communauté occidentale.

Pour illustrer mes propos, je vous laisse écouter sa douce interprétation de Panda Hero (Hachi), bien que cet utaite fasse plus dans les covers classiques que dans le rap (avec tout de même ce style qui lui est propre).

 

Yoppei
Yoppei, une (superbe) illustration de RAHWIA Kim

 

De manière plus générale, les utaite rappers fonctionnent très souvent en duo avec un utaite « lambda » qui chante les lyrics originaux pour éviter un too much éventuel. Ce genre d’associations marche plutôt bien, puisqu’on a d’un côté le plaisir d’entendre la combinaison adroite de deux voix, et de l’autre celui de profiter de nouveaux lyrics en plus des régulières – même s’il est clair qu’il faut apprécier ce style de chant ponctué de rap !

C’est le cas de Hashiyan pour ne citer que lui, que l’on retrouve souvent avec Kyounosuke et dont la notoriété a fait un bond gigantesque en 2010, avec sa cover de Matryoshka en duo avec Zebra, dont vous pouvez retrouver l’illustration et le lien en haut de cet article.

01 BHashiyan et Kyounosuke – illustration de ako, pour leur cover & rap arrange de Odoroshi Rider (SaiB)

Dans tous les cas, les covers rap apportent une certaine richesse aux chansons d’origine et permettent de la découvrir sous un autre angle… Voire de la redécouvrir, pour ceux qui décident de la réecrire à leur façon.

Bien que moins « populaires » que les ryouseirui, le côté novateur des utaite rappers les démarque plutôt bien et leur ouvre souvent la voie professionnelle par la suite.

S’il y a des intéressés, comme évidemment je ne peux pas présenter chaque utaite dans ce domaine, je vous donne quelques noms pour découvrir un peu, hormis ceux déjà cités dans cet article, n’hésitez pas à mener vos petites recherches: Rap-bit, Alilem (アリレム), Boron (ぼろん), Keitan (けいたん) (qui est accessoirement odorite) (que j’ai accessoirement vu).

Les filles sont extrêmement rares dans cette catégorie, le seul nom me venant est celui de Kogarashi (木枯らし) qui en fait parfois, mais plus en tant qu’adlibs – c’est très ponctuel.

 


 

J’en ai fini pour aujourd’hui !

J’espère que le tout vous aura plu — le sujet me tenait particulièrement à coeur, je trouve que les utarap sont très underrated du côté occidental. Tout synthétiser/expliquer ne fut pas aisé de par le vocabulaire un peu flou (mais redondant parce que je ne sais pas écrire), je prie pour que ça n’ait pas repoussé les néophytes !

En attendant merci d’avoir lu, et à la prochaine :>

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